Rémy Saglier, invité d’honneur de la revue pour quelques semaines

La revue Lou Can a souhaité mettre en avant le remarquable travail photographico-surréaliste de Rémy Saglier dont nous vous avons présenté deux photos il y a quelques jours. Nous profitons aujourd’hui de l’opportunité que laisse ce site internet d’afficher des photos pleines pages sur la page d’accueil afin de vous présenter quelques nouvelles photos de l’artiste.

Les œuvres, qui présentent des paysages marqués d’une forte irréalité, possèdent une claire dimension onirique, que le traitement graphique appliqué par le photographe, en donnant une force particulière et vibrante aux tons noirs, surcharge émotionnellement.

Ces images pourraient nous faire penser au rythme mélodique des images de Man Ray. Mais c’est plus volontiers à l’univers mental de David Lynch que la revue les associerait.

Vous pouvez contacter l’artiste depuis son site.

Quelques photographies de Rémy Saglier

Nous avons découvert ces deux magnifiques clichés réalisés par Rémy Saglier, un de nos fidèles contributeurs. Doté d’un regard créatif et d’un gros talent pour composer ses photos, Rémy Saglier nous livre régulièrement des images fortes, à la fois esthétiques et émotives, qui nous font percevoir d’une autre manière la ou les réalités du quotidien.

Une photographie de Rémy Saglier
Une photographie de Rémy Saglier © tous droits réservés

Une photographie de Rémy Saglier

La photo de couverture de ce site web a été réalisée et proposée aux éditions Lou Can par Rémy Saglier. Un grand merci à lui.

Manifeste d’un artiste vacuitaire, par Bart No-Art

Bart Giordana par Marta Wydler

Si comme moi, cher lecteur, tu adhères à l’un des principes fondamentaux du Tractatus logico-philosophicus (ce dont je ne doute guère), tu t’interroges sûrement sur la nécessité d’un tel manifeste qui au premier abord pourrait passer pour un exercice d’onanisme intellectuel. Je te réponds sans hésiter, comme l’avait fait Wittgenstein à l’époque que « tout ce qui proprement peut être dit peut être dit clairement, et sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence ». Nous retrouvant ainsi sur un terrain d’entente (je t’écris tu me lis, consensus fort pratique dans le cas présent), je vais pouvoir enfin rentrer dans le vif du sujet. Dans cette époque sombre où pour exister aux yeux d’un public, mû par une faim insatiable de nouveautés, les artistes se voient contraints de produire toujours plus (pour gagner plus), j’ai choisi comme démarche artistique de me la toucher sévère et de ne rien produire. Soyons clair je n’ai aucun rapport avec l’anti-art des dadaïstes ou le non-art des années soixante, je ne suis ni un bandit de grand chemin ni un nihiliste, ma conception de l’art se rapproche plus de celle de Claude Galien qui disait « Ars est systema præceptorum universalium, verorum, utilium, consentientium, ad unum eumdemque finem tendentium ». Me voilà donc tiraillé entre la sagesse antique qui veut que l’art exprime une vérité partagée par tous et les affirmations des penseurs modernes qui pour la plupart déclarent que l’art éloigne de la vérité.

N’en déplaise à Nietzsche, Freud et Debord les artistes ne sont pas forcément des pleutres, des névropathes ou de vulgaires bateleurs, ils s’évertuent à rendre leur vérité universelle et de ce fait je t’en offre une à toi public : toutes ces œuvres que tu as pu contempler et que tu contempleras, celles qui t’ont fait vibrer comme celles qui t’ont donné la nausée, une chose est sûre, c’est que moi Bart, je ne les ai pas faites. Te voilà équipé, cher lecteur, d’une vérité universelle qui ne te fera jamais passer pour un sot, ainsi lorsque la jolie blonde que tu croises lors d’une exposition te demandes « mais c’est super, c’est de qui ? », tu pourras répondre sans sourciller avec un air de connaisseur averti « je ne sais pas mais c’est sûrement pas un Bart ».

Mais ce n’est pas tout, elle est aussi utile, imagine le jeune critique d’art qui doit rendre rapidement un papier sur un tableau qu’il déteste ou qui ne l’inspire pas beaucoup, au lieu de tourner en rond devant sa page toujours blanche il pourra sans hésiter signifier à ses lecteurs que « bien que cette œuvre n’ait que peu d’attrait elle a au moins celui de ne pas avoir été produite par Bart ». Te voilà comblé autant que je le suis et je ne doute pas que tu iras prêcher la bonne parole dans les milieux divers et variés que tu fréquentes, je te salue lecteur et n’oublie pas « Bart n’a pas produit ça ». Je tiens à préciser qu’aucun philosophe, artiste peintre, sculpteur ou animal n’a été blessé lors de l’écriture de ce manifeste, de plus, si tu as l’âme d’un écologiste et te pose des questions sur son bilan carbone, je te propose de le lire, le relire ou le faire lire à d’autres en retenant ta respiration tu feras ainsi un petit geste pour la planète.

Bart No-art.

Ce texte rédigé par Bart Giordana dit Bart No-Art a été publié dans le Lou Can numéro 2 sur le thème “Guerre(s)” à découvrir sur cette page.

La photo de couverture de cet article est d’après un dessin de Märta Wydler.

Disparition de Bart Giordana, participant au Lou Can N°2

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris la disparition de Bart Giordana, alias Bart No-Art, participant au second numéro de la revue Lou Can. Musicien passionné, il aura illuminé les gens de son entourage par sa gentillesse et son intelligence. Toute notre affection va à sa famille. Bon voyage Bart !

Bart Giordana, par Eric Clément-Demange
Bart Giordana, par Eric Clément-Demange

Un marque-page signé Peter Larsen agrémente le quatrième numéro de la revue Lou Can

L’artiste Peter Larsen a souhaité offrir aux lecteurs de la revue Lou Can un marque-page illustré par une de ses oeuvres. Les acheteurs du quatrième numéro des Chroniques Artistiques Niçoises trouveront cet objet très design inséré dans le livre.

Attention, il s’agit d’une série limitée, il n’y en aura pas pour tout le monde !

Découvrez l’oeuvre de l’artiste sur son site : www.peterlarsen.art

Marque-page signé Peter Larsen inséré dans le quatrième numéro de la revue Lou Can.
Marque-page signé Peter Larsen inséré dans le quatrième numéro de la revue Lou Can.

Au sommaire du quatrième numéro de la revue Lou Can sur le thème du Futur

Sous réserve de validation du bon à tirer par les contributeurs cités, et sous réserve de modification par l’éditeur, le sommaire du quatrième numéro de la revue Lou Can sera :

I. Le Niçois et le Papou, par Jérémy Taburchi
II. Sophie Taam, Rêve-veille Space Time
III. Aazclairicia, F(x)=g(x)manifeste…
IV. Le futurisme chez les dindons, par Martin Caminiti
V. Sacha Sosno : Mais quel temps fera-t-il demain ?
VI. Peter Larsen, à propos du marque-page joint à la revue
VII. Plan B, l’alternative photographique de Rémy Saglier
VIII. Olympia Alberti, Où est le futur ?
IX. Le vacarme gagne, un poème de Gilbert Casula
X. Stéphane Renaud : Notre Futur
XI. Carl Keven-Korb, De ces douces organisations névrotiques
XII. No future / No limit, les utopies de Roxane Petitier
XIII. Traversée du futur, un texte d’Elisabeth Morcellet
XIV. Christophe Esnault, Gynoïde pleasure

Ainsi que les aimables contributions dans l’ordre de parution de Laurent Bosio, Virginie Broquet, Fabrice Monaci, Marilia de Laroche, Claude Rosticher, Philippe Jusforgues, Navalià.

Une Vague exposition à Nice

A l’occasion de la sortie du troisième numéro de la revue Lou Can, ses contributeurs ont été conviés à accrocher une de leurs oeuvres sur les murs de l’Atelier Franck Michel qui nous accueille pour l’occasion.

Le thème de cet opus de la revue étant “la Vague”, il devenait alors évident d’intituler cette exposition improvisée “une Vague expo”.

L’exposition des artistes participant à la revue Lou Can est visible du 21 mars au 20 avril à l’Atelier Franck Michel, au 28 rue Ségurane à Nice (Village Ségurane).

Le vernissage se fera lors de la soirée de présentation du troisième numéro, à savoir le mercredi 20 mars 2013 à partir de 18h.

Invitation à une Vague expo
Visuel de l’invitation pour la soirée de présentation du troisième numéro de la revue Lou Can.

Seront également présentées lors de cette soirée deux estampes éditées par la revue Lou Can en partenariat avec l’Atelier Tchikebe (www.tchikebe.com), l’une de Patrick Moya, l’autre de Gilles Miquelis.

Vous trouverez des détails au sujet de ces sérigraphies monochromes dans des articles antérieurs.

Une estampe de Patrick Moya

Dans le cadre de la sortie du troisième numéro de la revue Lou Can le 20 mars 2013, une sérigraphie originale et inédite de Patrick Moya sera présentée au public. Jouant de l’homophonie du mot Vague (thème du troisième numéro de la revue), le facétieux artiste nous propose une estampe qu’il a intitulé “un Vague Moya” dont vous trouverez une reproduction ci-dessous.

L’estampe a été réalisé selon le procédé de la sérigraphie d’art par l’Atelier Tchikebe de Marseille (www.tchikebe.com) sur du papier Arches BFK Rives 300gr. La dimension de ces tirages est de 24x30cm.

Il a été tiré 40 exemplaires signés et numérotés par l’artiste.

Le prix de vente au public est de 250€.

Ci-dessous la reproduction de l’estampe de Patrick Moya :

Une estampe de Patrick Moya, édité par la revue Lou Can.
Une estampe de Patrick Moya, éditée par la revue Lou Can.

Une estampe de Gilles Miquelis

À l’occasion de la sortie du troisième numéro de la revue Lou Can le 20 mars 2013 une estampe inédite de Gilles Miquelis sera présentée aux amateurs. L’artiste, qui peint usuellement des chiens et des femmes à la nudité offerte, nous a proposé à cette occasion de reproduire une de ses oeuvres “la Grande Évasion”, qui montre un berger allemand promenant en laisse un chien plus petit.

Les tirages ont été réalisés par l’Atelier de sérigraphie Tchikebe de Marseille (www.tchikebe.com), sur du papier Arches BFK Rives 300gr. La dimension de ces tirages est de 24x30cm.

Il a été tiré 40 exemplaires signés et numérotés par l’artiste.

Le prix de vente au public est de 250€.

Vous pouvez découvrir ci-dessous une image de l’estampe de Gilles Miquelis :

Une estampe par Gilles Miquelis
Une estampe par Gilles Miquelis

Au sommaire du troisième numéro

Au sommaire du Numéro 3
sur le thème de la Vague ~

I. Sacha Sosno préface Lou Can
II. Deux chiens sur la plage, portrait de Gilles Miquelis
III. Les vaguelettes syntaxiques d’Elisabeth Morcellet
IV. La Guerre et la Vague par Philippe Mellet
V. Les extases littorales de Stéphane Renaud
VI. Hugues Lagarde, le regard vers l’horizon
VII. Marée basse, un poème par Armelle
VIII. Thomas Sand par Esnault et Fondeville
IX. Quelques mots de l’éditeur
X. Un vague Moya, fluctuat nec mergitur
XI. Prométhée, la source des dieux, par Louise Skira
XII. Jusant, un poème de Gilbert Casula
XIII. Les souvenirs d’Elsa Egon

Ainsi que les aimables contributions dans l’ordre de parution de Jérémy Taburchi, Cécile Carpena, Virginie Broquet, Sophie Taam, Jürgen Kader, Annabelle Ruchat, Bruno Bebert, Moïse Bluteau, Bruno Cogez, Roxane Petitier, Matthieu Astoux, Hervé Nys, Marilia de Laroche, Louis Dollé.

La couverture du Lou Can 3 est illustrée par une photographie de Hugues Lagarde.
La couverture du Lou Can 3 est illustrée par une photographie de Hugues Lagarde.