La position des éditions Lou Can sur l’usage de l’IA en littérature

Accepteriez-vous d’être servis de produits industriels en allant vous restaurer dans un Michelin ? Certes non. Peut-on alors justifier l’usage d’outils d’intelligence artificielle pour générer des contenus littéraires ? Bien difficilement.

Notre position est claire : la beauté de la création est dans sa pureté, dans son individualité, dans son humanité, et quiconque la remplace par de l’artificiel sort du champ de la création.

Nous ne croyons pas non plus qu’un projet littéraire puisse séparer le fond et la forme, argument spécieux qu’utilisent ceux qui voudraient faire croire que le texte et l’écriture sont secondaires à l’histoire et au témoignage, laissant ainsi le champ libre à la possibilité de diriger une IA pour générer son texte, via des prompts, comme certains utilisent des écrivains fantômes (autrefois appelés « nègres ») pour rédiger leurs ouvrages. Libre à eux de le penser, et de se tromper, mais nous le contestons. Être écrivain francophone n’est pas rien, et nous en défendrons toujours les honnêtes principes.

Aussi, que dire des éditeurs qui ne prennent pas le soin de se prémunir contre de telles pratiques chez leurs écrivains ? Ou qui, pour certains même, pourraient le cautionner ? Nous n’en dirons rien, tant ces façons de faire nous semblent médiocres. La moindre des choses, pour ces dits éditeurs, serait d’annoncer en introduction de leur livre que celui-ci a été co-écrit par une machine.

Hélas, nous connaissons maintenant bien ce monde et son époque, et il est à craindre que ces scrupules soient de moins en moins partagés. Le marketing et le commerce, qui entourent le monde littéraire comme un boa entoure sa proie, useront des méthodes qui leur sembleront les plus aptes à satisfaire leurs désirs. Par ailleurs, comment se comporteront les générations de ceux qui sont nés dans une civilisation humaine déjà numérique, et dans laquelle l’IA aura accompagné chaque moment de leur vie et ce depuis leur naissance ?

Au nom des siècles de littérature qui nous précèdent, les éditions Lou Can refusent tout usage de l’IA pour la génération ou la reformulation de tout ou partie des textes qui seront publiés par elles.

Jérémy Taburchi

Procurez-vous notre dernière parution à la Librairie Jean Jaurès de Nice

Nous remercions très vivement la Librairie Jean Jaurès de Nice pour sa confiance renouvelée : en effet celle-ci nous fait le plaisir de proposer à son public notre dernière parution « Les dialogues du Jour et de la Nuit » de Jérémy Taburchi. Après la Revue Lou Can N°7, c’est donc au tour de ce recueil de notes, pensées et poèmes d’être présenté aux lecteur de cette librairie essentielle de la capitale azuréenne. Avis aux amateurs éclairés !

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La revue Lou Can – Chroniques Artistiques Niçoises, un nouvel éditeur pour les auteurs

Courant 2014, le projet artistique lié à la revue Lou Can – Chroniques Artistiques Niçoises a évolué : ces dernières permettent dorénavant aux auteurs, créateurs, dessinateurs d’être édités dans la collection qui était jusque là réservée à la revue.

Le format poche 11x17cm est maintenu pour ces projets a priori. Néanmoins nous pourrons étudier en partenariat avec les auteurs des projets plus adaptés s’ils le souhaitent.

Les thématiques des manuscrits recevables par ces CAN seront assez larges : en priorité elles seront soit liées directement ou indirectement au sud-est français, soit à une réflexion artistique ou philosophique globale. Cela n’exclut pas les auteurs ayant d’autres thèmes de prédilection de nous adresser leur proposition.

La revue Lou Can, et ses Chroniques Artistiques Niçoises s’inscrivent donc dans la démarche d’une maison d’édition classique.

Vous pouvez contacter l’éditeur, Jérémy Taburchi, depuis la page contact.

Évolution du projet Lou Can

La revue offrira à l’avenir la possibilité à un artiste ou à un écrivain de la région (et d’ailleurs) de prendre possession de ses pages, et d’en faire ce qu’il souhaite. C’est ainsi que ces Chroniques Artistiques Niçoises offriront toujours plus la possibilité aux créateurs de l’image et de l’écrit, d’être édité. Vous pouvez nous envoyer vos propositions, idées, manuscrits depuis la page contact de ce site web.

Lou Can en Argentine
Lou Can en Argentine, sur le glacier de Perito Moreno. Une photo par Patrice Palmero, tous droits réservés.